90 célébrités
des Hautes-Pyrénées

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90 célébrités des Hautes-Pyrénées

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Il existe 7 noms dans ce répertoire qui commencent par la lettre M.
MACRON Emmanuel (1977-XXXX)
Président de la République française, petit-fils de Bigourdans

Emmanuel MACRON, né le 21 décembre 1977 à Amiens, est un homme d’État français. Il est président de la République française depuis le 7 mai 2017. Fils de Françoise Noguès, médecin et de Jean-Michel Macron, professeur de neurologie, il a de profondes attaches dans la vallée de l’Adour. Sa grand-mère maternelle, Germaine Noguès née Arribet, surnommée Manette, était originaire de Montgaillard. Née à Tarbes en 1916, elle était devenue directrice de collège dans la Somme. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle épousa Jean Noguès, un enseignant dont les parents étaient commerçants à Bagnères-de-Bigorre. Le couple partira s’installer dans la Nièvre puis à Amiens. De leur union naîtront trois enfants dont Françoise, la mère d’Emmanuel. Mais à toutes les vacances scolaires, Manette et Jean, reviennent à Bagnères-de-Bigorre, dans la maison familiale, avec le petit «Manu», le chouchou de Germaine. Dans leur belle demeure, Manette façonne l’éducation de son petit-fils. Il faut dire qu’il y passait le plus clair de son temps à lire, étudier, et s’enrichir des savoirs de cette mamie enseignante. C’est elle qui lui  donne le goût des livres et lui transmet sa passion pour la littérature et les grands auteurs. Sylvie Andréjacq, sa cousine, commerçante à Bagnères, se rappelle « un petit garçon qui bûchait énormément, capable de laisser tomber ses copains pour aller faire ses devoirs. Il voulait que sa grand-mère bien-aimée soit fière de lui ». Le grand-père de Sylvie, Roger Noguès, et celui d’Emmanuel, Jean Noguès, étaient frères, de vrais Bagnérais. Il adorait skier à la Mongie ou pêcher avec son grand-père. Avec sa grand-mère il allait en promenade au Vallon de Salut. Avec Brigitte, qu’il épousa en 2007, il a continué à venir skier chaque année dans cette station familière de La Mongie, où il retrouvait en haut du Tourmalet son ami Éric Abadie, éleveur et gérant de « L’Étape du berger ». Le béret vissé sur la tête, le restaurateur raconte : « Quand tu as une discussion avec lui, tu en ressors toujours plus intelligent.» Le 12 avril 2017, pendant la campagne présidentielle, il avait même poussé la chansonnette avec des amis pyrénéens. En mars 2019, de retour d’un déplacement au Kenya, le Président était venu se ressourcer quelques jours à La Mongie, heureux d’y retrouver des paysages et des visages amis. D’ascendance bigourdane du côté maternel, cet enfant du pays, est quelqu’un qui éprouve un attachement sincère à ce département et qui aime revenir sur les terres de ses grands-parents, et auprès de ses cousins et amis.

MASSEY Placide (1777-1853)
Célèbre botaniste et grand bienfaiteur de la ville de Tarbes

Placide MASSEY, né le 4 octobre 1777 à Tarbes dans la maison Serres, sise au Portail-devant, et mort dans la même ville le 18 novembre 1853, à l'âge de 76 ans. Placide Massey, le grand bienfaiteur de la ville de Tarbes, est le fils de Anne Marmouget et de Jean Massey, un modeste maître cordonnier. Dès 1778, il demeure au numéro 9 de la rue des Grands-Fossés. Il fait ses études à l'École centrale de Tarbes, l'actuel lycée Théophile-Gautier. Il est élève et aide-pharmacien chez Lécussan, au numéro 11 de la place Marcadieu, famille avec laquelle il entretiendra toute sa vie une fidèle amitié. À l'âge de 18 ans, il abandonne cet emploi et entre comme pharmacien de troisième classe à l’hôpital militaire de Tarbes où une épidémie décimait l’armée des Pyrénées occidentales. L’école centrale est ouverte en 1796, il reprend alors ses études. Brillant élève, il a eu de la chance de bénéficier pendant cinq ans de cet enseignement particulièrement novateur et d’y rencontrer le naturaliste Louis Ramond de Carbonnières (1755-1827), précurseur du pyrénéisme, et dont il devient l'adjoint. Ainsi à ses côtés, il a pu bénéficier de l’enseignement scientifique d’excellence de ce botaniste réputé. Et grâce à Louis Ramond, ce jeune Bigourdan a connu l’aubaine et l’originalité de participer à la naissance du pyrénéisme romantique. Entre 1803 et 1814, il sera au service de la famille Bonaparte. Entre 1804 et 1830, en rapport avec les savants les plus distingués, il participe, sous la direction de Cuvier, à la rédaction des 60 volumes du « dictionnaire des sciences naturelles ». En 1808, il est nommé intendant des jardins de la reine Hortense (en France et au Royaume de Hollande). Sur l'ordre du roi Louis-Philippe, il réalise de très importantes plantations d'arbres, dans la plaine de Trianon, de Chèvreloup et au parc de Saint-Cloud. À la retraite de Lelieur, il prend, en janvier 1819, la direction des pépinières, du potager et de l’orangerie du château de Versailles. Il est directeur aussi de la pépinière et du Fleuriste de Saint-Cloud. Dans le potager il introduit à son tour de nouveaux légumes, dont le chou crambé, développe les cultures hâtées, en particulier celle des asperges. À partir de 1829 se développe l'utilisation du thermosiphon, inventé en 1777 par un Français, Bonnemain, mais très peu utilisé en France jusqu'alors. Le procédé permet de chauffer les serres par circulation d'eau chaude. Ce progrès permet l'extension des productions exotiques : la culture de l'ananas se développe extraordinairement, dans les serres à ananas ; un bananier, installé dans la grande serre, y fructifie en 1840. En matière scientifique Placide Massey était progressiste. Il est donc l’un des premiers français à utiliser, dès 1829, le thermosiphon, c’est-à-dire le chauffage des serres par la circulation de l’eau chaude. Le 23 janvier 1832, il est nommé en outre inspecteur de tous les jardins de la couronne. Le 14 août 1832 il est appelé en outre directeur du jardin du palais de Versailles et des Trianons. Les principales préoccupations de Placide Massey furent la réorganisation, la modernisation et l’innovation des jardins de Versailles. En 1841, le roi Louis-Philippe, qui l’aimait et le considérait beaucoup, lui remet la Légion d’honneur. En 1849, avec la Deuxième République, les jardins de Versailles sont entièrement réorganisés, le potager est intégré au nouvel Institut national agronomique et il devient terrain d’application de l’école destinée aux agriculteurs. Placide Massey est remplacé en 1849. Amoureux et passionné des parcs et des jardins ce botaniste devenu célèbre, rêve de posséder son propre domaine. À chaque vacance, il ne manquait pas de venir dans sa ville natale. Désirant finir ses jours à Tarbes, dès 1825, il achète des terrains au nord de Tarbes, dans une zone marécageuse pour créer un grand jardin. Après avoir conçu un système ingénieux de drainage et d’irrigation du sol, il dessine le parc et y plante nombre d’arbres aux essences rares dans l’intention d’en faire un arboretum. En 1850, il prend sa retraite et se partage entre son domicile versaillais, l’hôtel de l’Univers à Paris et sa ville natale pour y construire sa maison, organiser son jardin d’agrément et continuer ses plantations d'arbres aux essences rares. Il veut également doter sa ville d’un muséum d’histoire naturelle, et fait construire à cette fin un bâtiment de style byzantin et mauresque, copie d’un palais du Caire oriental, dominé par une tour d'observation sur les Pyrénées et le Pic du Midi, œuvre de l'architecte tarbais Jean-Jacques Latour. C'est dans ce bâtiment, inachevé à sa mort, que fut créé le musée Massey. Placide Massey meurt à Tarbes le 18 novembre 1853, et est inhumé au cimetière Saint-Jean. Afin de poursuivre son rêve, il a légué, en 1853, son parc et sa maison, qui deviendront jardin d’agrément et musée, et presque tous ses biens à la ville de Tarbes. Dans son testament il précise ainsi ses volontés : « Je donne à la commune de Tarbes, ma ville natale, tous les immeubles que je possède sur son territoire et consistant en jardin d'ornement, pépinière, maisons, prairies, le jardin d'ornement pour servir de promenade ; la pépinière pour continuer la culture d'arbres fruitiers, les maisons et prairies pour employer leurs produits à l'entretien du jardin d'ornement et de la pépinière. Comme les produits ne peuvent pas être suffisants pour l'entretien du jardin d'ornement à cause du jardin d'hiver que j'y fais construire, je donne en outre, à la commune de Tarbes, soixante actions du Chemin de fer du nord qui produiront environ deux mille francs par an. » En acceptant le don, la ville s’est engagée à concrétiser le rêve de Massey. Le jardin botanique est aujourd’hui un « jardin remarquable », label décerné par le ministère de la Culture. Le muséum devenu « musée de France » porte le nom de son père fondateur et bienfaiteur. Placide Massey est à l’origine de la construction d’un lieu emblématique et d’une oasis urbaine où chaque Tarbais peut se reconnaître. Le Jardin Massey est un lieu tranquille dans la ville de Tarbes. On y trouve beaucoup d'animaux rares et intéressants, de belles fleurs, des arbres datant de 1830, une calèche ainsi que les vestiges d'un cloître qui proviennent de l'abbaye de Saint-Sever-de-Rustan, parmi d'autres vieux bâtiments. La maison de Placide Massey est agrandie de deux salles au sud, destinées à recevoir un musée et une bibliothèque. Le jardin d’hiver est déplacé à l’ouest du parc, actuelle orangerie. En 1864, les premières salles sont inaugurées, un muséum d’histoire naturelle pour conserver l’esprit de Placide Massey et un musée des beaux-arts pour présenter les collections initiées par Achille Jubinal. À la fin du 19ème siècle, le musée s’enrichit d’un fonds archéologique constitué de chapiteaux romans et gothiques provenant d’églises du département. En 1955, Marcel Boulin, nommé à la tête du musée, s’intéresse à la société agropastorale des Hautes-Pyrénées, au « cheval tarbais » à l’origine de l’implantation des régiments de hussards à Tarbes. Quelques années après la mort du célèbre botaniste, en 1882, un buste de Placide Massey fut installé dans le jardin. C'est le sculpteur tarbais Henri Nelli (1834-1903) qui accomplit ce travail. La statue déménagea plusieurs fois. On notera également dans le cimetière Saint-Jean à Tarbes, la présence d'un autre buste de Placide Massey sur sa tombe. Le buste est aussi l’œuvre d’Henri Nelli en 1859. Placide Massey fut, à la fin de sa vie, parmi les précurseurs de l’observatoire du Pic du Midi, puisqu’en 1852, il fonde avec ses amis du docteur Costallat, l’hôtellerie du Pic du Midi, qui avait pour vocation d’accueillir les touristes mais surtout d’attirer les scientifiques et aussi de faire des observations météorologiques. Au milieu du XIXe siècle, il est la deuxième personne la plus fortunée de Tarbes. Il dessina aussi le parc de Ferrières, en Seine-et-Oise, appartenant à James de Rothschild. Dans une chronique locale paru la nécrologie de Placide Massey, du 19 novembre 1853 : « La ville de Tarbes est en deuil, M. Massey, ancien directeur du potager de Versailles sous Louis-Philippe, un des hommes les plus versés dans la science de la botanique, le citoyen qui, depuis 1849, a entretenu à Tarbes, par ses travaux, une notable partie de la population ouvrière, l’homme le plus simple, le plus modeste qui se pût rencontrer, est mort hier, à midi. Les citoyens de toutes les classes, de toutes conditions ont compris quelle immense perte a faite notre cité, et ce deuil prend les proportions du deuil public… » Cet enfant de Tarbes, vécu très retiré, voyant à peine quelques rares, mais sincères amis, n’aimant ni le luxe, ni le monde, toujours mis simplement et sans décor montrant une richesse ou une aisance pourtant avérée.

MATA David (1929-2017)
Écrivain et journaliste

David MATA, né le 10 juillet 1929 à Tarbes et mort le 31 juillet 2017 à Barbastro (Espagne), à l’âge de 88 ans, fut un écrivain discret, d’origine aragonaise, disciple du philosophe espagnol Ortega y Gasset. Il grandit à Tarbes où ses parents espagnols avaient émigré avant la guerre. Très tôt, il se passionne pour la littérature. À dix-sept ans, il étudie seul le latin. Auteur à 20 ans de "Contes Aragonais", qu’il édita à compte d’auteur, il publiera son premier livre « Le Bûcher espagnol » chez Julliard en 1971. Ouvrage salué par la critique et qui lui valut une Radioscopie chez Jacques Chancel. Suivront « Un Mirador aragonais », roman sur deux frères durant la guerre d’Espagne : un qui s’engage et un qui refuse de s’engager, « La Fugue en Gascogne », « Le Film perdu », « Tarraco », « Hermann », « Violaine en son château », « Rendez-vous de Versailles », « Château d’Aldorfer », « Henri Borde » ou « Les Solistes de Dresde », un 8e roman que l’écrivain publia, quarante ans après la parution de son premier livre : « Le Bûcher espagnol ». Ancien journaliste, il collabora à la presse régionale, écrivit dans Le Monde et publia de nombreux articles dans la revue Éléments. Dans le numéro spécial que publia El Pais à l’occasion du centenaire d’Ortega y Gasset, son article représentait la France. Il signa le catalogue de l’exposition Jean-Marie Poumeyrol au Musée d’Art de Toulon et préfaça, en 2005, l’ouvrage sur le peintre Henri Borde (Éditions Cairn), les photos étant de Michel Dieuzaide. L’Aragon fut pour lui une vraie source d’inspiration et Alquezar, où sa mère naquit et son père dans un village proche, est un village qui tint une grande place dans ses deux premiers livres. Ce lettré tarbais demeura inconnu et discret toute sa vie, une sorte d’écrivain clandestin.

MATHET Louis Dominique (1853-1920)
Sculpteur praticien d’Auguste Rodin

Louis Dominique MATHET, né le 20 novembre 1853 à Laloubère et mort le 22 avril 1920, à l’âge de 66 ans. Il est le fils d'Adolphe Mathet et d'Anne Dumont. Il débute comme apprenti chez le sculpteur tarbais Menvielle, puis chez Nelli, et enfin chez Géruzet, à Bagnères-de-Bigorre, où il fut le compagnon d'Edmond Desca, de Vic-en-Bigorre, Jean-Marie Mengue, de Bagnères-de-Luchon et Barras, un intime. Il suit les cours de dessin et de modelage du maître Maurice Journès, pour qui il gardera une amitié sincère. Le rêve d'un jeune marbrier n'est pas de se satisfaire de sa condition d'ouvrier mais de voir si une vocation de sculpteur n'apparaîtrait pas avec la pratique. Mathet et Barras voyagent en compagnie un certain temps et deviennent « cheminots de l'art », selon la juste expression de l'architecte diocésain Louis Caddau. À petites étapes, ils gagnent Poitiers, où ils se séparent. Mathet continue sur Paris. Un parent l'y accueille, ce qui facilite ses débuts dans la capitale. Très vite il cherche à s'embaucher dans un atelier, soucieux de ne pas être à la charge de la parenté. Il se lie d'amitié avec Agathon Léonard, sculpteur d'origine belge naturalisé français et auteur des célèbres « Petites Danseuses ». La progression dans la qualité de son travail lui permet d'être engagé dans l'atelier d’Auguste Dumont, à l'École des Beaux-Arts, où celui-ci enseigne. Là, il peut vraiment se dévouer à son art naissant : matinée consacrée aux études et le reste de la journée à un travail rétribué. Puis, vient le moment de servir le pays. Engagement au 8e régiment de hussards (8e RH), de 1874 à 1878. Cinq années de perdues. Il descend à Tarbes pour se marier le 7 juin 1879 avec Rose Bégarie, tailleuse de robes et originaire d'Argelès-Gazost. Le jeune marié a 25 ans et son témoin principal est le sculpteur Joseph Dupont, âgé lui de 26 ans. Louis Mathet, accompagné de son épouse, remonte à Paris. Un atelier, où les praticiens travaillent pour Eugène Guillaume, le remarque. Le maître des lieux, Eugène Guillaume, est l'auteur de deux chefs-d'œuvre : « La Musique instrumentale », en façade principale de l'Opéra Garnier, et « Anacréon », au musée d'Orsay. Pourquoi Eugène Guillaume, artiste confirmé, critique d'art, professeur au Collège de France, membre de l'Académie française et directeur de l'École des beaux-arts de Paris s’intéresse-t-il à Louis Mathet ? À ses yeux, sa façon de manier le ciseau le désigne pour succéder à son chef d’atelier qui vient de mourir. Le Bigourdan accepte avec empressement. Guillaume se prend d’affection pour Mathet et lui manifestera son amitié jusqu’à sa mort, en 1905. L’existence matérielle du jeune artiste est alors assurée. Tout naturellement, il vient à créer son propre atelier. Des bustes puis des statuettes sont présentés aux Salons des Artistes français. Après le décès d’Eugène Guillaume, Auguste Rodin veut tester le tarbais en lui demandant de l’aider à terminer un groupe. Peut-être s’agissait-il d’« Orphée et les Ménades », qui fut réalisé à trois avec Frédéric Ganier, entre 1903 et 1905 ? Le résultat est probant puisqu’il lui fait une proposition d’engagement. Notre Bigourdan n’accepte pas, car il veut garder sa liberté, mais il travaillera souvent pour le maître jusqu’à la mort de celui-ci, en novembre 1917. Comme ancien élève de l’École des Beaux-arts de Paris, il sera l’un des praticiens les plus actifs d’Auguste Rodin. Élève d’Auguste Dumont, il figura au Salon des Artistes français de 1884 à 1914. Membre de cette société depuis 1887, mention honorable en 1887, médaille de troisième classe en 1888, de bronze en 1889 (Exposition universelle), de deuxième classe en 1890, d’argent en 1900 (Exposition universelle). À Tarbes il participe avec Desca et Escoula à la création de « la fontaine des Quatre-Vallées », cette fontaine monumentale haute de 14 mètres, qui orne aujourd’hui le bout de la place Marcadieu, juste devant la halle du même nom. C’est le maire de l’époque, Vincent Lupau, qui fit appel à ces trois grands sculpteurs. Pour la partie fonderie, c’est Caddau qui emporta le marché : c’est lui qui fondra l’Aurore, élégante statue qui surmonte l’édifice. Elle est l’œuvre d’Escoula, et l’isard, à ses pieds, est signé Desca. On peut y voir une allégorie de Diane pour les quatres vallées : la plaine de Tarbes, la vallée d’Argelès, la vallée d’Aure et la vallée de Bagnères. Outre les vallées, il y a les rivières : l’Adour, la Neste, le Bastan et le gave. Un moulage en plâtre des torrents a reçu la médaille d’or de l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Enfin, des animaux mythiques des Pyrénées : l’ours, le loup et l’aigle. Cette fontaine est une œuvre majeure de Tarbes. Mathet sculpta encore la fontaine de la place de la Courte Boule « L’Inondation » qui commémore la terrible crue de l’Adour qui, en 1875, fit de nombreuses victimes. Le monument représente une famille tentant de fuir la montée des eaux. Au premier plan, une jeune fille se réfugie à l’abri du corps de son père et regarde avec effroi l’eau qui bouillonne à ses pieds. Les marbres de Rodin furent parfois critiqués parce qu’il en sculpta peu lui-même. En effet, il faisait appel à des praticiens pour reproduire certaines de ses œuvres et répondre ainsi aux nombreuses commandes. Parmi ces praticiens, Louis Mathet travailla dans son atelier entre 1893 et 1910, puis entre 1916 et 1918. Il tailla notamment « La Petite fée des eaux » en 1903, « La Tempête », « Paolo et Francesca dans les nuages » en 1904, « Psyché-Pomode » en 1904-1906, « Le Secret » en 1909, ou encore « Lady Warwick » en 1909. Selon ses propres mots, le sculpteur perçoit alors son travail pour Rodin comme un véritable "mariage artistique", bien que cette collaboration ne se soit pas passée sans quelques tensions notables. Comme tous les praticiens de Rodin, Louis Mathet est également sculpteur statuaire en son nom propre. Et c’est à ce titre qu’il expose régulièrement au Salon et qu’il reçoit en 1900 une médaille d'argent à l'Exposition universelle pour « L’Inondation », groupe destiné à une fontaine tarbaise, figurant une famille en train de fuir la montée des eaux où il évoque alors le souvenir d’une crue meurtrière survenue à Tarbes en 1875. La jeune fille du relief « Aux cerises » dérive de ce groupe dramatique : le mouvement de fuite perceptible de l’enfant est justifié dans la composition initiale par les vagues qui l’assaillent de toute part, et dont la forme ondulante de la branche de cerises en partie supérieure est ici comme un souvenir. La jeune fille semble s’accrocher ou monter à un cerisier pour y cueillir des fruits qui tombent à ses pieds. Mais dans « Aux cerises », plus de drame, le regard de la jeune fille n’est plus celui de l’effroi mais de la joie et du bonheur : la scène devient bucolique et charmante, Louis Mathet opérant un détournement total du sens initial de sa figure, à l'instar d'Auguste Rodin, dont il exploite également l'esthétique du non finito. Cette œuvre se distingue pourtant nettement du style de Rodin, offrant une composition à la fois plus douce et plus décorative. Venons-en aux œuvres majeures exposées au Salon des Artistes français. « Hésitation », statue plâtre (Salon, 1887), reproduite en bronze ; « Jeune fille à la fontaine », statuette en bronze ; « Orphée et les Ménades », marbre, François-Auguste-René Rodin (Auguste Rodin), Louis Dominique Mathet (de 1903 à 1905) ; En 1887, « Hésitation » obtint une mention honorable, un grand succès populaire et le « marbre » obtient, l’année suivante, la 3e médaille. Un moulage figure au Musée Massey de Tarbes. Un autre fut placé, en 1892, dans le parc d’Argelès-Gazost ; En 1890, le plâtre d’« Oréade », nymphe des montagnes de la suite d’Artémis, est exposé. Le « bronze (1891) » et le « marbre (1903) » suivront ; En 1892, le groupe en plâtre « La première prière » obtient la médaille du Salon. Évocation du paradis terrestre, Rose Mathet l’a donné au Musée Massey ; En 1894, « Matinée de printemps » et « Flore » en 1896. De 1893 à 1897, il collabore à l’érection de la fontaine Duvignau-Bousigues, à Tarbes et réalise trois allégories : La « Plaine de Tarbes » contemple son cheval et pointe le canon de l’Arsenal, la « Vallée d’Argelès » caresse un taureau de son élevage et soutient un agnelet, enfin, la « Vallée d’Aure » joue avec son bouc et une flûte de Pan ; En 1898, il réalise pour sa ville de Tarbes, en souvenir de la terrible inondation de 1875 qui a fait fuir les riverains, « L’Inondation », groupe en marbre, inauguré le 15 avril 1901 par le sénateur Jean Dupuy, ministre de l’Agriculture. Placé sur la place Maubourguet – place de Verdun – il sera déplacé, en 1934, sur la place de la Courte Boule, face au 35e R.A.P ; Il avait spécialement conçu cette œuvre pour sa ville natale « en souvenir de l’Adour renversant nos ponts et ravageant nos campagnes ». Un très bel ensemble d’un grand réalisme et d’une grande expression qui avait donc figuré au Salon de 1898, puis à l’Exposition universelle de 1900, où il obtint une médaille d’argent. L’effroi et la stupeur sont très visibles sur chacun des visages. La nudité des personnages évoquant le dépouillement et l’impuissance face au cataclysme. Les muscles très saillants du père et de la mère rendant compte de l’effort fourni pour accéder au sommet d’un rocher. Et l’eau étant représentée sous forme de multiples vaguelettes créant de l’écume. En 1899, il expose « Peureuse » ; En 1901, c’est « Bouton de rose » buste d’enfant en marbre ; En 1907, 1912, 1918, il présente « Consolatrix », qui prendra sa forme définitive, en 1911, avec une 1ère médaille, où l’on remarque l’influence du maître Rodin, le bas-relief « Jour de fête » et « Capulet » un buste d’enfant en marbre. Que dire de notre compatriote Louis Mathet ? Ces contemporains l’ont qualifié « d’artiste habile et consciencieux ». Je crois qu’il était beaucoup plus. Sa maîtrise du ciseau sur des sujets éminemment délicats faisait de ce praticien un allégoriste et un symboliste qui excellait dans l’imitation dans le monde des idées. Bien sûr, l’époque inclinait à un réalisme dur, parfois brutal, mais tout en étant fasciné par la force des réalisations d’Auguste Rodin, son maître qu’il veillera pendant la nuit précédant les obsèques, il préserve sa personnalité et infléchit le cours de son art vers la douceur, la nuance, la féminité. « Hésitation », « Oréade », « La première prière », « Jeune fille à la fontaine », « Peureuse », sont là pour l’attester. Louis Caddau déclare au sujet de l’artiste tarbais : « Pas d’idées complexes, technique savante, modelé souple et solide à la fois, telles sont les caractéristiques du talent de Mathet, très apprécié des maîtres de la sculpture française, dont il avait été le collaborateur, et desquels il avait reçu les témoignages les plus flatteurs, les dédicaces les plus sympathiques ». La reconnaissance sera internationale. Il exposa à l’Exposition universelle de Saint-Louis en 1904, à l’Exposition universelle de Liège en 1905, à l’Exposition franco-britannique de Londres en 1908. Malgré la mort brutale de Rose Mathet, épuisée de fatigue, et la disparition de papiers personnels après le pillage de son atelier, il reste le témoignage écrit de la considération et de l’estime que portait le grand Auguste Rodin à Louis Dominique Mathet. Le maître signe ses billets : « À mon ami et collaborateur Mathet » et n’hésite pas à lui demander conseil à maintes reprises. Le Bigourdan était membre de la Société des Artistes Français. La ville de Tarbes a donné son nom en 1934 à une rue du quartier Lupau. Près d’une année durant, l’œuvre en marbre blanc de Carrare de « Aux cerises » avait été prêtée au musée Massey avant de rejoindre en 2019 le musée Rodin à Paris. Le Laloubérien fut aussi injustement accusé dans une affaire de faux-Rodin, pour laquelle le juge rendit une ordonnance de non-lieu. Une maladie de l’estomac se déclara à l’âge de 66 ans et la mort de l’artiste surviendra le 22 avril 1920.

MIR Isabelle (1949-XXXX)
Skieuse alpine médaillée olympique

Isabelle MIR, née le 2 mars 1949 à Saint-Lary-Soulan, est la fille de Vincent Mir, ancien maire de Saint-Lary-Soulan et la cousine de Jean-Henri Mir, maire de Saint-Lary-Soulan, joueur de rugby à XV et vainqueur du Grand Chelem en 1968. Skieuse alpine, elle est considérée comme l’une des plus grandes descendeuses de l’histoire du ski français. Dans cette discipline, elle a remporté deux médailles d’argent en descente, aux Jeux olympiques de Grenoble en 1968 et aux Championnats du monde de 1970 à Val Gardena en Italie, ainsi que deux globes de cristal en 1968 et 1970. Elle aura remporté un total de neuf victoires en Coupe du monde : 8 descentes et 1 géant. Elle fut championne de France de descente en 1968 et 1970 et vainqueur du slalom en 1970 à Garmisch, en Allemagne. Elle formait à l’époque un duo très énergique avec la Béarnaise, Annie Famose, championne du monde de slalom en 1966, à Portillo au Chili et double médaillée (argent et bronze) aux Jeux olympiques de Grenoble en 1968. À 18 ans déjà, elle enlevait sa première descente du circuit mondial à Franconia, dans l’Est des États-Unis. Elle termina à la quatrième place lors de l’édition des Jeux olympiques d’hiver de 1972, à Sapporo au Japon. Elle sera exclue de l’équipe nationale par les dirigeants de l’époque pour avoir exprimé son souhait d’effectuer son entraînement d’été aux États-Unis. En 1974, elle rachète avec sa complice béarnaise un magasin de location de skis à Avoriaz. En 1975, elle montera encore avec son amie Annie Famose, le « Village des enfants », une école de ski à Avoriaz, qui accueille les enfants et adolescents de 3 ans à 16 ans et qui a fêté en 2015 ses 40 ans. Puis dans les années 80, elle quittera l’aventure et revendra ses magasins de sport pour faire du consulting dans le tourisme. En 2006, elle fera partie de l’ouvrage photographique "Téléphérique pour l’enfance", dont Avoriaz fournit le décor.

MONTÈS Bastien (1985-XXXX)
Skieur de vitesse champion du monde

Bastien MONTÈS, né le 17 décembre 1985 à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, est un skieur de vitesse, addict aux sports extrêmes et aux sensations fortes, voyageant à travers le monde, également freestyler et freerider. Champion du monde 2017, et skiant à plus de 251km/h, il vit actuellement à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées. Avec 98% de pente au départ, de 0 à 200 km/h en 5,5s son accélération est supérieure à celle d’une formule1. Le 25 mars 2017, il est sacré Champion du monde de ski de vitesse à Idre en Suède, puis remporte le Globe de cristal du classement général la même année. Il ajoutera la Triple couronne à son palmarès en s'adjugeant la victoire aux Speed Masters de Vars (Hautes-Alpes) à plus de 251km/h. Produit d'un père professeur d'EPS et moniteur de ski, et d'une mère éducatrice sportive et maître-nageuse sauveteuse (MNS), ce Pyrénéen est donc tombé dans la marmite « Sport » tout petit. Bastien a commencé le sport à l'âge de quatre ans par la gymnastique à la Bigourdane de Tarbes en compagnie de quelques têtes connues comme Mathieu Crépel ou Vincent Valéry. Mais, retenu en sélection régionale, les journées d'entraînement s'enchaînaient à trop grande vitesse pour ses parents (24h/semaine à l'âge de 11 ans) et à la suite de quelques blessures notamment au genou, Bastien a dû d'abord diminuer puis enfin arrêter la gymnastique au profit du ski. Il gardera tout de même en souvenir les titres de 3e des championnats de France FFG par équipe, champion de France FSGT et champion de France UNSS. Ses parents souhaitant en premier lieu lui faire découvrir le plus d'univers sportifs possibles, Bastien a pratiqué en plus de la gymnastique et du ski : le karaté pendant un an, la danse près de quatre ans, le snowboard deux ans (3e des championnats de France UNSS en freestyle), le rugby (vice-champion de France Universitaire N1 avec Pau), auquel il joue encore de temps à autre pour dépanner le club de chez lui, et le surf qu'il pratique depuis son plus jeune âge, devenu sa seconde passion. Ses débuts en ski ont commencé à l'âge de cinq ans, sur les pentes de la station de Gavarnie-Gèdre. Au début skieur alpin en compétition, il s'est vite tourné vers les disciplines plus « libres » comme le ski de vitesse ou le ski freestyle. Sa première descente sur une piste de kilomètre lancé (KL), s'est faite à l'âge de six ans, en « ouverture » du challenge Quiksilver de Gavarnie-Gèdre. Bastien Montès l'effectue à 48 km/h. Devenu sa passion, il a pu s'exercer lors des épreuves UNSS de Luz, Gavarnie et celles du Challenge Quiksilver national à Vars. En épreuves Jeunes, il remporte quatre titres de champion de France dans les différentes catégories. Ses débuts sur la scène internationale se sont faits dès 2003, en catégorie Junior, saison au terme de laquelle Bastien Montès remporte son 1er titre de Champion du monde Junior FIS à Salla en Finlande, et empoche le record du monde Junior catégorie descente en franchissant la barre mythique des 200,780 km/h. Le 2e sacre mondial Junior arrivera en 2005, avec sa victoire sur la piste de Breuil-Cervinia en Italie. À la suite de ces années apparaissent les premières difficultés avec l'entrée dans la catégorie Senior. L'apprentissage est difficile et début 2007 il se laisse une dernière chance jusqu'en 2008 avant de mettre un terme, ou non, à sa carrière. Les portes du succès s'ouvrent enfin avec les premières apparitions dans les 10 premiers du classement dès la fin 2007, record personnel à 239,08 km/h, avant de se placer, en 2008, 5e du Pro mondial de France et 4e de la Red Rock Cup (courses professionnelles), 6e d'une étape de Coupe du monde FIS au Canada et d'obtenir le titre de champion de France 2007 FFS toutes catégories. La consécration vient lors de la dernière épreuve de la saison avec la 3e place du Championnat du monde FIS toutes catégories, à Verbier en Suisse. « Il faut savoir qu’une descente en ski de vitesse est très courte. Tout juste 30s pendant lesquelles on fait le plein de sensations. Difficile de trouver beaucoup d’autres sports avec une telle décharge d’adrénaline. Quand tu es au sommet de la piste tu dois pouvoir rester concentré, dans ta bulle, car derrière un run à plus de 250 km/h tout peut se jouer. 98% de pente au sommet, moins de 6s pour atteindre les 200 km/h (accélération supérieure aux F1), évidemment ça fait réfléchir… Tu as forcement de l’appréhension, mais on est là pour repousser les limites, pour ce shoot d’adrénaline. Cette appréhension te permet de garder les pieds sur terre, mais en aucun cas elle ne doit se transformer en peur. Tu ne peux pas partir à reculons sur de telles pistes, l’engagement doit être total pour préserver ton intégrité. Si tu as peur, il vaut mieux refuser le départ, et cela arrive, même pour les meilleurs. Une fois lancé, c’est le grand saut dans le vide. Tu pars vers l’inconnu, tu vas peut-être atteindre une vitesse jamais réalisée, et tu seras le seul à en connaître les sensations, les effets. Tu dois être maître de ton sujet, c’est à toi de dompter la piste et le vent. Tout va ensuite très vite. Tu es propulsé contre un mur d’air qui dans quelques secondes va chercher à te faire décoller du sol, te soulever la tête et t’allonger sur tes skis. La neige se dérobe sous tes planches de 2m40 qui vibrent, tapent dans tous les sens, flottent au-dessus de la piste, cherchent à filer dans les couloirs qui t’entourent, et qu’il faut toujours piloter et tenir dans l’axe. Imaginez le corps qu’il faut tenir gainé, profilé comme une carrosserie pour fendre l’air et ne pas perdre quelques précieux centièmes de km/h. Et puis, le champ de vision qui se rétrécit, le souffle qui se coupe avec la pression et la vitesse, qui essaye de se frayer un chemin pour alimenter le moteur en oxygène. Tu as ce dénivelé monstrueux à abattre en à peine une dizaine de secondes, le timing déjà, 100 longs mètres la tête au ras de la piste… Et enfin l’ouverture, ou plutôt l’atterrissage. Ce que je ressens, je ne sais pas trop. Mais comment je me sens, plus vivant que jamais ! Quand je suis sur les skis à plus de 200 km/h, je suis dans un autre monde, c’est mon élément. J’ai parfois l’impression qu’il faut que je sois à plus de 200 km/h pour respirer. » Son palmarès : 4e aux championnats du monde 2007 (Arosa) ; 1er en coupe d'Europe 2008 à St Gallenkirch ; 5e en coupe du monde 2008 à Leysin ; 3e en coupe du monde 2008 à Stoneham ; 3e en coupe du monde 2008 à Valmalenco ; 7e classement en coupe du monde 2008 (2e Français) ; 1er en coupe de France 2012 à Peyragudes, vice-champion du monde 2013 à Vars ; 1er aux championnats du monde 2017 à Idrefjall. Ses records personnels : Descente : 200,780 km/h réalisé en 2002 (ancien record du monde junior de la catégorie) ; Record de la chute la plus rapide du monde : 243,572 km/h réalisé en 2014 à Vars ; Speed One : 251,397 km/h réalisé en 2017 sur la fameuse piste Chabrières de Vars, la plus impressionnante au monde, la plus rapide également. Il devient Champion du monde de ski de vitesse à Idrefjall en Suède, puis remporte le Globe de Cristal à l’issu du classement général de la Coupe du Monde. À côté de son sport favori, il est agent administratif à mi-temps au sein de l’Office départemental des Sports du Conseil général des Hautes-Pyrénées, en charge des pôles espoirs et des sections sportives du département et de l’organisation événementielle sportive (tour de France, ski, snowboard, randonnées cyclistes, etc.). Il bénéficie par ailleurs du soutien de la ville de Tarbes. Depuis 2012, il est gérant associé d’une brasserie-bar à vin-tapas au cœur du marché de Tarbes. Et ayant la chance d’avoir pu passer son monitorat de ski, cela lui permet de donner quelques cours et de garder un contact avec sa passion, et de la transmettre aux plus jeunes. Mais son objectif est surtout de devenir l’homme le plus rapide du monde et d’atteindre les 255km/h. « D’être l’homme le plus rapide de l’année, c’est un rêve d’enfant tout simplement, difficile de réaliser même maintenant. Un titre que je dédie à mon père, disparu il y a maintenant 3 ans, qui me suivait sur chaque course ; peut-être le seul à avoir cru cela possible. Il doit bien rigoler là-haut. » Il compte bien continuer à profiter de son sport et l’amener au plus haut. Il œuvre et il continuera d’œuvrer dans la recherche de pistes à plus de 200 km/h. Actuellement, il y a seulement cinq pistes. L’objectif serait de tripler ce chiffre d’ici 2022. Aujourd’hui le Comité international olympique a fait savoir qu’il était favorable au retour des épreuves de ski de vitesse, et Bastien souhaiterait cette officialisation pour les JO de 2022. Son petit frère, Jimmy Montès, est actuellement détenteur du record du monde Junior de la catégorie descente à plus de 204 km/h. De retour dans la compétition en 2019, après un an d’absence suite à une grave blessure au genou, Bastien s’est classé quatrième à Vars avec un run à 226,70 km/h. Mais son plus grand rêve qui le hante, sera de tenter de battre le record mondial de vitesse, détenu par l’italien Ivan Origone, flashé le 26 mars 2016 à 254,958 km/h sur la piste mythique de Vars Chabrières. À force de travail et de persévérance, Bastien Montès, devenu l’une des personnes les plus rapides de la planète, a fait sa trace depuis de nombreuses années et pris des risques fous pour réaliser ses rêves.

MOURET Roland (1961-XXXX)
Mannequin, styliste et couturier des stars

Roland MOURET, né le 27 août 1961 à Lourdes est l'un des couturiers les plus en vogue de la planète. Enfance dans une famille modeste de Pierrefitte-Nestalas, où son père était artisan boucher. Il a flatté toutes les silhouettes et habillé les plus grandes stars du monde, de Victoria Beckham à Nicole Kidman et Claudia Schiffer, en passant par Cameron Diaz, Scarlett Johansson, Naomi Watts, Björk, Jennifer Lopez, Demi Moore, Halle Berry, Katie Holmes, Catherine Zeta-Jones, Kate Moss, Dita Von Teese, Katy Perry, Heidi Klum, Beyoncé, Michelle Obama, la duchesse de Cambridge Kate Middleton sans oublier Carla Bruni-Sarkozy, Marion Cotillard, Mélita Toscan du Plantier, Valérie Lemercier ou Meghan Markle, qui la veille de son mariage lui a fait un beau cadeau : elle s'est habillée avec une de ses robes pour aller boire le thé avec la reine Elisabeth II. Il a fait partie des 200 convives les plus proches lors de cette fameuse soirée privée, qui a suivi la noce, organisée par le prince Charles, père de Harry, au manoir de Frogmore House. Études au lycée professionnel et technologique de l'Arrouza à Lourdes pour devenir serveur. Après quelques saisons, il part étudier trois mois au studio Berçot, une école de mode à Paris et devient mannequin pour Jean-Paul Gaultier. Il défilera pour Jean-Paul Gaultier, Yohji Yamamoto ou Azzedine Alaïa. De fil en aiguille, il travaille pour la presse en tant que styliste, puis devient directeur artistique de Robert Clergerie, l'un des rois de la chaussure de luxe, durant quatre ans. À 30 ans, il débarque à Londres, où il ouvre un bar branché dans le quartier de Soho, le « freedom café ». Il continue à dessiner des modèles pour une marque italienne avec pour seule ambition : la haute couture. En 1997, à l'âge de 36 ans, il décide de lancer en Angleterre sa propre marque. D'emblée, l'accueil dans la presse spécialisée est remarquable et les succès s'enchaînent jusqu'à la robe Galaxy, l’une de ses plus célèbres créations, qui provoque la folie auprès des fashionistas, jeunes bobos branchés qui font la mode à travers le monde et qui lui vaut l'honneur d'être récompensé en 2002 du titre de "British Designer of the Year". En 2009 il est récompensé aux « Elle Style Awards » et défile à New York. Il est à la tête d'une société d'une centaine de personnes avec sa marque « RM by Roland Mouret » implantée à Londres, Paris et Los Angeles. Ayant vécu à Paris, il y retourne une fois par semaine en tant que directeur artistique de la maison Robert Clergerie. Depuis 2011, il est installé à Mayfair et est directeur de création chez Robert Clergerie. En 2010, Jean-Pierre Artiganave, maire de Lourdes lui remet la médaille de la ville de Lourdes et le fait Citoyen d’honneur. En 2011, il reçut la médaille d'honneur de la Région Midi-Pyrénées des mains de son président Martin Malvy et fut fait Citoyen de la Région. La légende dit que c’est en poussant la porte de son atelier en 2004 pour échapper aux paparazzis que Scarlett Johansson aurait fait sa réputation. Planquée chez lui durant trois heures, elle essaya ses modèles. Quelque temps plus tard, divine en blond platine, elle porta une de ses robes couleur pêche pour les Oscars. Trois fois par an, il revient se ressourcer en famille, auprès de sa mère à Pierrefitte-Nestalas et de sa sœur à Lourdes. Drapeur de génie, il créé ses robes directement sur mannequin. L'hebdomadaire « Elle » britannique l'avait sacré en 2003 « Styliste de l'année ». Couturier des stars, il s’est désormais fait un nom à Londres. Ce créateur à succès installé à Londres et New York depuis l’ouverture d’une boutique sur Madison Avenue, vient de lancer son premier parfum, le bien nommé « Une amourette », pour fêter les vingt ans de sa marque. Le parfumeur Daniela Andrier a imaginé pour lui un parfum « racé et sombre », une composition de néroli, iris, vanille, encens, akigalawood, patchouli et indole, un mélange floral à la fois boisé et un peu sucré vraiment sublime. Un « parfum de femme… pour un homme ». « Mouret, amourette » entendait-il autrefois dans les couloirs de son école de Pierrefitte-Nestalas. De cette moquerie il vient d’en faire une victoire et une eau de parfum qui va vous emporter ! Étrangement, le succès de ce Français formé dans la capitale mondiale de la couture est venu de l'étranger. Plus précisément d'Angleterre, où il réside depuis trente ans. La légende raconte toujours que l'actrice Scarlett Johansson serait entrée par le plus grand des hasards dans son atelier pour fuir des paparazzis. Elle y aurait fait des emplettes et commandé une robe pour les Oscars. Le début d'une ascension presque trop parfaite pour ne pas avoir été romancée. Lui attribue son succès à sa capacité de flatter sans entraver les proportions des femmes. « Derrière le glamour hollywoodien, il y a des illusions d'optique. Un travail de matières élastiques et modelantes, principalement du stretch et du powermesh, mais aussi une connaissance du corps et de sa répartition entre muscles et gras qu'il faut savoir apprivoiser ». « Mes vêtements ont une touche sensuelle bien française, un qwerk typiquement british et un confort très américain », renchérit en franglais ce célèbre directeur artistique, dont la maison éponyme emploie une centaine de personnes. Très proche de Meghan Markle, la duchesse de Sussex, ce dernier avait été pressenti pour dessiner sa robe de mariée.